À la découverte de l’Autriche

Publié par SAQ le 16 Octobre 2015

Les vins autrichiens ont une personnalité bien à eux, grâce à des cépages différents, mais faciles à boire, qui vous donneront envie de chanter La mélodie du bonheur à la fin du repas.

Maintenant que l’engouement pour les vins grecs vous a amené à déguster des cépages aux noms compliqués comme xinomavro ou agiorgitiko, pourquoi ne pas faire le même exercice avec un accent allemand ? Allez-y, prononcez et surtout, goûtez : grüner-veltliner, zweigelt, blaufränkisch… Vos efforts seront récompensés.

L’Autriche, seizième pays producteur de vin au monde (juste derrière la Grèce, justement), a de beaux trésors viticoles à offrir, agréables à boire et sortant gentiment des chemins battus. Pas moins de 35 cépages sont au rendez-vous dans les vignobles du pays, concentrés pour la plupart dans l’est, autour de Vienne et de Linz, et surtout dans la province du Niederösterreich – la Basse-Autriche, pour les intimes.

On y produit deux fois plus de blanc que de rouge, bien que ce dernier gagne pas mal de terrain, depuis une quinzaine d’années, principalement grâce à l’enthousiasme de plus en plus marqué pour le zweigelt et le blaufränkisch, deux cépages accessibles, fringants et savoureux, aux belles notes de fruits rouges et d’épices. Dans les arrivages Cellier d’octobre, le zweigelt de Pittnauer et le blaufränkisch de Heinrich sont deux excellents exemples des plaisirs qu’on en tire, sans se casser la tête. Les deux feront merveille avec une longe de porc rôtie au four ou avec des plats de bœuf assez relevés – surtout le blaufränkisch, qui a un peu plus de coffre. Une tourtière ou un bœuf bourguignon leur feront aussi parfaitement honneur.

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Photo: Maria Beiring

Les délices du grüner

Au-delà de ces délices en rouge, c’est un blanc, le grüner-veltliner, qui continue à dominer la production nationale : 36 % de tous les vins autrichiens proviennent de ce cépage, à peu près exclusif à ce pays. Si son acidité et sa minéralité ont certaines parentés avec le riesling, le grüner se distingue beaucoup par des notes très typiques (et séduisantes) de poivre blanc. Les meilleurs ont un potentiel de garde exceptionnel, qui se mesure presque en décennies, plutôt qu’en années.

Excellent avec les volailles ou les charcuteries, le grüner fait merveille avec une belle spécialité viennoise, le Wiener Schnitzel – l’escalope de veau panée, un plat réconfortant qu’on accompagne de pommes de terre et de quelques traits de jus de citron.

Une fois que vous aurez fait le tour de ces cépages distinctifs, il y aura aussi moyen de découvrir le saint-laurent, un rouge plutôt souple et fruité, les rieslings bien secs et bien mûrs, souvent aux accents de pêche et d’abricot, ou encore des pinots noirs équilibrés. Pour les dizaines d’autres cépages rares et uniques à ce pays, il faudra probablement planifier un petit voyage…

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