Bordeaux 2009 : le paradis, là, tout de suite?

Publié par Marc Chapleau le 10 Mai 2012

 

Bordeaux_France_Cellier_Chateau dAgassacLes bordeaux rouges 2009, qui ont commencé depuis quelques mois à atterrir au Québec (on en compte déjà près d’une centaine à la SAQ), semblent à la hauteur de leurs promesses.

Il a fait beau cette année-là, dans le Bordelais, et les raisins, puis les vins, en ont profité. Gourmands, assez riches et corsés, ces derniers ont souvent en outre une étonnante structure tannique, ils ne s’écrasent pas en bouche et ne sont pas trop mûrs – ils ont, bref, du tonus.

On goûtera, pour s’en convaincre, le cru bourgeois Château d’Agassac 2009, un vin d’appellation haut-médoc vendu 30,25 $. Ou encore, mais il coûte deux fois plus cher, le fin et distingué Domaine de l’A 2009, celui-là en appellation côtes-de-castillon – près de Saint-Émilion. Le bois demande un peu à se fondre dans ce vin élaboré par le vigneron-consultant Stéphane Derenoncourt, on devine, à le goûter, qu’encore un peu de temps, quelques années, et l’ensemble sera plus intégré, mieux équilibré. Mais cet assemblage de merlot (70 %) et de cabernet franc (30 %) se déguste tout de même déjà très bien, il n’y a rien à craindre.

Le courrier vinicole

À noter qu’il y aura en octobre prochain une vente des seconds vins de grands Bordeaux 2009, par le truchement du Courrier vinicole. Par ailleurs, plus près de nous, avec le Nouvel arrivage qui accompagnera la sortie, le 30 août, du prochain numéro du magazine Cellier, une flopée d’autres bordeaux 2009, certains prestigieux, seront à l’honneur.

Et on n’a pas fini de s’enthousiasmer pour cette fameuse région, étant donné que le millésime 2010, qui se pointe déjà le bout du nez ici et là, a donné des vins aussi bons qu’en 2009 sinon meilleurs, de l’avis de plusieurs.

Un bon exemple, à seulement 19,95 $, le Mouton Cadet Réserve Saint-Émilion 2010. Un rouge bien structuré, assez solidement bâti même, jeune encore, un peu carré. Le carafer deux heures à l’avance. Rien de complexe dans celui-ci, mais très correct, vraiment, c’est surprenant.

Et que le nom « Mouton Cadet » ne vous fasse pas fuir. D’abord la maison de négoce qui commercialise ce vin est très sérieuse et a fait ses preuves. Et puis, pour la petite histoire, il faut savoir que le Cadet en question était, à l’origine, le second vin du maintenant grand et célèbre Mouton Rothschild…

-
|

Laissez un commentaire


huit × = 16

© Tous droits réservés, SAQ 2012
Les prix indiqués dans les différents articles et vidéos sont sujets à changement sans préavis.