Bordeaux dans nos vies

Publié par Marie-Hélène Boisvert le 9 Mars 2016

Bordeaux, la région par laquelle on débute. Celle qui, avec ses célèbres classements et grands châteaux , nous fait rêver. Un ami me disait un jour, on a beau entendre que les vins de Bordeaux ont moins la cote, mes plus grandes émotions ont été provoquées par des vins de cette région mythique.

Pour l’amateur de vin se bâtissant une cave au gré des découvertes, les vins du bordelais deviennent incontournables. Normal, leur capacité de vieillissement en fait les candidats idéaux à la célébration des dix-huit ans de junior ou les vingt ans de mariage. Encore aujourd’hui, on met en cave de précieux flacons de Bordeaux pour se créer des souvenirs mérités à coups d’années de patience.

Pas surprenant alors que les chroniqueurs québécois aient, eux aussi, tant d’histoires liées aux vins des célèbres assemblages de la rives droite et gauche. Chacun a son appellation préférée à dominance de cabernet-sauvignon pour la rive gauche et de merlot pour la rive droite. Mais tout le monde s’entend sur l’émotion qu’un grand Saint-Estèphe ou Saint-Julien procure. Récemment interviewés lors d’une dégustation de vins de la région, certains chroniqueurs avaient des histoires bien intéressantes à raconter. Vous les retrouverez dans cette vidéo. Voici également quelques témoignages d’affection de gens du milieu du vin et de la gastronomie.

Témoignages d’amoureux de Bordeaux

Nick-hamilton NICK HAMILTON, Formateur, éducateur et chroniqueur vin

« Ce qui me séduit dans cette région, c’est le potentiel de vieillissement des vins, parce que cela permet de suivre l’évolution et d’en apprendre sur l’histoire. »

Kler-YannKLER-YANN, Sommelier, chroniqueur vin et enseignant

« Les premiers souvenirs qui me viennent en tête, quand je pense aux vins de Bordeaux, sont ceux d’une tablée dominicale en famille. Ma mère cuisinait son gigot d’agneau et mon père, lui, s’occupait du liquide : sur la table trônait fièrement un bordeaux supérieur. Chaque fois, j’espérais qu’il me laisserait y goûter… Plus tard, c’est d’un saint-julien, le Connétable de Talbot 1995, que je me souviendrai toujours : une bouteille que j’ai reçue de mon frère à Noël. »

Stéphane lajeunesseèSTÉPHANE LAJEUNESSE, Consultant en TI et blogueur bouffe totalementepicurien.com

« Mes appellations favorites sont saint-émilion et saint-estèphe. Un jour, j’aurai l’opportunité d’essayer un grand vin, tels un Margaux, un Latour ou un Lafite- Rothschild, mais d’ici là, je vais continuer d’explorer les multiples appellations bordelaises, car c’est devenu une vraie passion. J’ai déjà fait une saucette de 48 heures à Bordeaux, il y a 3 ans. J’ai eu la chance de visiter quelques châteaux du Médoc dont Léoville Poyferré et Camensac. Je compte bien y retourner bientôt ! »

André coteANDRÉ CÔTÉ, Ex-président de l’ACSP Association canadienne des sommeliers professionnels

« Je suis aujourd’hui ambassadeur des vins de Haut-Bailly, à Pessac-Léognan. Je possède pas moins de 18 millésimes de cette maison ! J’ai aussi une cave à vins constituée à 80 % de bordeaux. J’ai toujours défendu cette région, car je sais que la tendance chez les sommeliers, c’est de la snober en raison de la flambée des prix. Avec cet argument, un fait bien réel, je suis d’accord, mais je privilégie aujourd’hui les bordeaux de plus basses gammes, une façon de continuer à acheter les produits de cette région
sans se ruiner. »

Que vous soyez néophyte ou connaisseur, le passage aux vins de Bordeaux est essentiel. Ne serait-ce que pour toucher un peu à la richesse d’histoire qui se retrouve dans ces vins. (Re) découvrez-les, ils vous cachent encore des secrets !

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