Catena Zapata, des vins de haute altitude

Publié par Frédéric Fortin le 26 Juillet 2012
Pablo Sanchez_Catena Zapata_Cellier
À gauche, Pablo Sanchez, l’un des membres de l’équipe de «winemakers» chez Catena Zapata. Il est accompagné, à sa droite, de Étienne Bézard, le coordonateur marketing de Trialto, l’agence qui représente la maison argentine au Québec.

Débarqué en sol québécois depuis 10 jours, Pablo Sanchez, vigneron de la maison argentine – il est le second du chief winemaker, Alejandro Vigil –, était de passage à Montréal, hier. C’était donc l’occasion idéale de faire sa connaissance, de déguster quelques cuvées signées Catena Zapata et, surtout de constater si ses vins, issus de vignes plantées «dans les hauteurs», ont réellement le potentiel de donner le vertige, un vertige salutaire…

Laissant mes préjugés de côté – je vous ai déjà raconté ici ma relative, et souvent injustifiée, retenue face aux vins du Nouveau Monde –, je me suis installé devant les verres de malbec et de chardonnay sélectionnés pour l’occasion et j’ai humé, goûté… rehumé, regoûté… et je me suis dit à moi-même : «Ben voyons, j’ai perdu mes références ou quoi? Ça ne ressemble en rien à ce que je connais de l’Argentine!».

Les vins sont très digestes, présentent une belle acidité, l’aspect capiteux parfois rebutant est plutôt absent, tout comme l’exubérance aromatique d’ailleurs, je suis surpris, agréablement surpris même.

Pourquoi ces particularités?

En grande partie parce l’entreprise vinicole fondée en 1902 par Nicolás Catena a décidé de miser, depuis quelques années, sur les terroirs qui se trouvent à la cime de la région de Mendoza. Les parcelles telles que Angelica (Maipu), La Piramide (Agrielo), Adriana (Tupungato) et Nicasia (Altamira), situées à des altitudes oscillant entre 870 et 1480 mètres, sont caractérisées par des températures plus basses, un ensoleillement plus intense et une meilleure irrigation. Résultat : les vins provenant de ces vignobles sont mieux structurés, plus équilibrés.

Quelques notes de dégustation…

À 21,75 $, le Malbec Catena Mendoza 2010 demeure probablement la meilleure affaire de la maison. Fruits noirs, épices et quelques notes végétales – l’eucalyptus entre autres – composent sa trame aromatique, tandis que la bouche révèle une belle présence ainsi qu’une structure tannique compacte, mais qui ne demande qu’à s’assouplir. Il sera encore meilleur dans 2-3 ans ou même plus, si vous décidez de vous procurer le format magnum (1.5 litres).

Catena Alta_CellierUn peu plus chers, mais d’une qualité remarquable, les vins de la gamme Alta exposent avec éloquence le caractère des vins d’altitude de Catena.

Le chardonnay  se démarque par sa bouche aérienne, sa finesse et une palette d’arômes grandement diversifiée, c’est un vin friand! Ne pensez pas à friandise, mais plutôt à frais et agréable…

Pour sa part, le Malbec Catena Alta Mendoza 2008, se distingue par son équilibre et sa buvabilité. Matière, amplitude, complexité aromatique se côtoient pour contribuer à redéfinir notre perception – ou du moins la mienne – des malbecs argentins. Seule déception: on aurait pu s’attendre à une finale un peu plus longue. Mais, bon. On ne peut pas tout avoir…

 

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