C’est vendredi, on planifie

Publié par Marc Chapleau le 10 Février 2012

Comme c’est vendredi, oui, on planifie les repas du week-end et bien entendu les vins qui vont en faire partie.

Voici ce que j’ai retenu de mes dégustations, cette semaine.

En premier lieu, le blanc suisse Neuchâtel Domaine E. de Montmollin 2010, à 18,70$ (**1/2). Élaboré à partir du cépage chasselas – aussi connu sous le nom de fendant, lequel peut désigner à la fois le cépage et une appellation. Léger (11 % d’alcool), légèrement perlant (à cause du gaz carbonique), goût de noisette, bonne acidité. Ça se boit évidemment à grandes lampées, et sur les plats à base de fromage – fondue, raclette, tartiflette –, cela coupera dans le gras, ça rafraîchira la bouche à chaque gorgée.

En rouge maintenant, quatre suggestions, toutes à base de pinot noir et à servir sans se casser la tête sur une viande blanche rôtie (volaille, porc, veau).

D’abord le Pinot Noir Sherwood Estate 2010, de Nouvelle-Zélande et à 19,95 $ (**1/2). Mi-corsé, nez fumé (des notes probablement apportées par le séjour en barriques), une acidité assez élevée sans pour autant créer de déséquilibre, masse fruitée pas très marquée mais encore là très ok.

Une coche meilleur – bien qu’il s’agisse d’un tout autre style –, le Bourgogne Pinot Noir « Les Ursulines » 2009 Jean-Claude Boisset, à 24,50 $, avec peu de corps, certains le trouveront sûrement mince un peu, mais une très belle pureté de fruit (**1/2).

Les choses se corsent, au propre comme au figuré, avec les deux bourgognes suivants, exclusivement à base de pinot noir eux aussi.

Le Marsannay « Champs Salomon » 2009 René Bouvier, à 32 $ (***1/2) est plutôt boisé (ça sent le graphite, la mine de crayon de plomb) mais la matière est là, dense, minérale, bien soutenue par l’acidité et avec des tannins un tantinet rustiques (on les sent bien, le grain est marqué et l’astringence notable, sans être exagérée).

Enfin, ma vedette de la semaine (et merci au conseiller Robert Renaud, de la succursale Rockland, qui m’a recommandé ce vin), c’est le Givry Premier Cru Clos Salomon 2009, à 32,75 $, élaboré par les bons soins de la maison Gardin-Perrotto. Boisé lui aussi mais un poil plus fin, plus élégant que le marsannay de Bouvier. Il s’agit de deux appellations pratiquement aux antipodes de la région bourguignonne, je sais, et ils ne se comparent pas vraiment, ou alors difficilement. Sauf que la bouteille du givry – le signe qui ne trompe pas, je l’ai dit, je le répète – s’est vidée en criant pinot ! (***1/2)

Excusez, elle était facile celle-là, mais c’est vendredi, n’oubliez pas, on commence à lâcher du lest un peu…

Oh, aussi, dernière chose, lundi je pars pour l’Australie. Comme je vais y passer une dizaine de jours (en reportage pour le magazine Cellier du mois de mai), je vais devoir vous écrire de là-bas, quelque part la semaine prochaine.

Quoi boire sur du kangourou ? Bonne question. On va mettre un homme là-dessus…

À plus !

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