
La scène est tirée d'un vieux film français mettant en vedette Jean Gabin (au centre). Un prêtre, un bougon et un gendarme : certain que l'apéro que nous avons pris l'autre jour chez nous, avec les voisins, était pas mal plus jojo que le leur…
Samedi dernier, au chalet, nous avons reçu un couple de nos voisins. Comme nous sommes de nouveaux venus dans le secteur, on s’était dit, ma blonde et moi, que ce serait une bonne occasion de fraterniser, de faire plus ample connaissance.
Ils ont tout de suite accepté. Mais non sans s’enquérir s’ils devaient apporter quelque chose, une bouteille de vin par exemple. « Non, non, ai-je répondu, on se charge de tout, amenez-vous, c’est tout, mais c’est juste l’apéro hein, à la bonne franquette… »
Si convenir des bouchées et autres choses à grignoter s’est fait rapidement, il en a été tout autrement du choix de la boisson. Qu’allais-je donc leur servir ?
J’ai d’abord pensé à du champagne, ce à quoi ma moitié s’est objectée, ça risquait de faire prétentieux, poudre aux yeux… Bon, d’accord, elle a probablement raison. Mais si je mets un simple mousseux sur la table, on pourrait en revanche avoir l’air cheap un peu. Comme les voisins en question savent ce que je fais dans la vie, ils risqueraient d’être déçus, non ? Surtout qu’ils sont peut-être eux-mêmes de sérieux amateurs, va savoir…
Finalement, j’ai opté pour un Chablis Champs Royaux William Fèvre 2011 très bon, surtout pour le prix, parfait pour l’apéro. Mais c’était aussi un peu banal, comme choix. D’autant que lorsqu’ils ont vu la bouteille, ils ont aussitôt dit : « Ah ! Du chablis, on en boit régulièrement… »
Heureusement que j’avais prévu une deuxième bouteille de blanc (il faisait beau et chaud, sur la terrasse), que j’ai ouverte avant même qu’on ait terminé le chablis « pour qu’on puisse l’apprécier tandis qu’on a les papilles encore bien alertes ».
Je les ai emmenés cette fois en Corse. Il s’agissait de la cuvée Fiumeseccu 2011 Domaine d’Alzipratu, plus corsée que le chablis et avec un léger côté perlant, m’a-t-il semblé. Tout le monde a bien aimé être dépaysé, et avec les tapas (saucisson, olives, fromage comté, amandes), c’est passé comme une lettre à la poste.
L’honneur – le mien en tout cas – était sauf !
Et vous, que feriez-vous ?
Je me pose depuis la question : disons que c’est vous que j’invite à venir prendre l’apéro, que vous attendriez-vous à ce qu’un type comme moi ouvre, comme bouteille(s) ?
Ou l’inverse, supposons que je me pointe chez vous en faisant grand bruit et en m’exclamant, sitôt assis : « À boire, aubergiste ! » Quel genre de vin – ou de drink – me serviriez-vous ?
Ne vous gênez pas ! Je suis ouvert à toutes les (honnêtes) propositions…
N.B. Je prends quelques semaines de congé à compter de la semaine prochaine, de retour avec des textes originaux autour du 20 août. S’il s’organise entre-temps un autre get together avec des voisins, je vous conterai ça…






Bonjour Marc,
Intéressante question. Dans le cas où vous débarqueriez chez nous, voici ce que je vous offrirais. Je commencerais par vous offrir un Kir fait de l’assemblage d’un petit vin italien blanc avec le parfum de votre choix, soit la classique crème de cassis, la moins fréquente crème de pèche de bourgogne ou bien avec ce que nous préférons personnellement, soit la crème de framboise du Ricaneux. Dans le cas où le kir ne vous intéresse pas, je suggèrerais :
1) le Muscat de Samos
2) Le cidre mousseux brut de la cidrerie du Minot.
3) Un planteur comme en Martinique
4) Un Ti-Punch.
5) Un verre de rosé
6) De la bière.
L’optique est de leur trouver quelque chose qu’ils aiment ou de leur faire découvrir quelque chose et que tout le monde soit content.
Cher Sylvain,
Va pour le kir, excellente idée, et volontiers avec la crème de framboise du Ricaneux.
Sinon tout ce que vous énumérez m’irait, muscat de Samos bon choix aussi, il y a des lunes que je n’ai pas goûté à ça.
Au plaisir !
Marc
Bonjour, J’offrirais un riesling ou un bel italien de la maison Pieropan ou Anselmi selon l’entrée …
Bonne fin de vacances et au plaisir de vous lire.