Coup de cœur du Blogueur : Les Bruyères 2009 – AOC Arbois

Publié par Frédéric Fortin le 4 Novembre 2011

Consacrée plus particulièrement aux grands classiques, aux champagnes et aux vins du Jura, l’offre du Nouvel arrivage du magazine Cellier Hiver 2011-2012 se distingue par sa grande diversité.

On apprécie cette variété, mais lorsque vient le moment de faire le choix d’un coup de cœur, ça complique un peu les choses… On ne s’en plaint pas!

Parmi les vins qui ont attiré mon attention, j’ai retenu un vin du Jura élaboré par Bénédicte et Stéphane Tissot : le chardonnay Les Bruyères 2009.  Pourquoi?  Parce qu’au-delà de l’expression d’un cépage et d’un terroir, ce vin nous raconte une histoire.

Mais d’abord, voici ce que vous aviez à partager sur ce vin issu d’un domaine dont la réputation n’est plus à faire.

 

Les commentaires des oenophiles sur Twitter :

@clubvinearius : Oh un Chardonnay du Jura, ce sont des vins particuliers parfois. Je vais attendre les commentaires détaillés avant d’essayer ;)

@SVinoMtl : @SAQCellier pas goûté, mais on a très hâte de vous lire!

@MtotheJay : Le coup de coeur @SAQCellier cette semaine: un Jura épicé! J’ai trouvé le dénominatif tout seule #ArrivageCellier yfrog.com/gzpwqbej

@buduquébec : L’accord Bruyères de Tissot et Karkwa en ce moment est pas mal du tout;)

@Gregoib : je n’ai pas encore essayé!


Bénédicte et Stéphane Tissot – Domaine André et Mireille Tissot

Au Domaine André et Mireille Tissot, la viticulture est pratiquée selon les principes de la biodynamie. Les vignerons font d’ailleurs valoir cette philosophie dans la section intitulée «Coup de gueule» de leur site web. Ils y expliquent pourquoi, selon eux, il y a une crise du vin dans l’hexagone. On peut y lire une critique des modes de production et de la perte d’identité des vins à fort potentiel commercial.

«Cela se passe à grands coups de mécanisation, d’utilisation de tous les produits chimiques miracles que l’on pourra mettre sans même descendre de son tracteur et là, c’est la crise !!».

Un peu alarmiste peut-être? Aujourd’hui, la tendance est tout de même à l’utilisation minimale de produits de synthèse, dans quasi toutes les catégories de vin. D’ailleurs, seulement dans le Jura, 35 domaines sur 200 sont en culture biologique.

En somme, ce qu’on recherche chez Tissot, c’est d’abord et avant tout l’expression des terroirs originaux. C’est pourquoi, de la vigne à la bouteille, on travaille de façon naturelle, sans désherbant, sans engrais chimique ni produit de synthèse et l’addition de composés sulfurés est réduite au minimum. Le tout en se conformant aux préceptes de la biodynamie, notamment via l’utilisation de substrats en doses homéopathiques et en suivant les mouvements cosmiques pour chacun des traitements.

Les Bruyères 2009_Coup de coeur du blogueur_Cellier_vin

Notes de dégustation

Les vins issus du terroir Les Bruyères – constitué de terres argileuses et de marnes bleues du trias – sont fréquemment marqués par la minéralité. Les arômes minéraux sont effleurés à chaque lampée dans ce millésime 2009. Et c’est fort agréable…

Les nez expressif de ce chardonnay d’appellation Arbois évoque des notes de pomme, de miel, d’épices et de noisettes. Une belle complexité aromatique !

La bouche est grasse, mais très bien balancée par une belle pointe d’acidité. On y retrouve les notes de pommes et d’épices perçues au nez et la longue finale nous laisse sur de légères saveurs boisées qui sont, ma foi, très bien intégrées.

Les Bruyères en deux mots : pureté et expressivité!

Si vous vous offrez le plaisir de déguster ce vin, on vous invite, encore une fois, à partager vos notes de dégustation dans la section «commentaires» ci-dessous.

Et pour de plus amples détails sur cette région vinicole en vogue, demeurez à l’affût, nous publierons sur le blogue Cellier, dès la semaine prochaine, un billet qui complètera cette incursion en territoire jurassien…

Bonne dégustation!

 

 

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commentaires

  1. Samuel Gendron dit le 4 Novembre 2011 à 12:18 pm

    Bonjour! Un simple retour à propos du ton soit-disant ‘alarmiste’ de la famille Tissot, sur leur site, concernant la ‘crise du vin dans l’hexagone’.

    Oui, la tendance est au bio. La proportion de culture bio ne cesse de croitre. Mais faut-il rappeler que le bio ne représente qu’une infime partie de la viticulture française.

    Le vignoble français totalise, selon l’INAO, incluant les AOC, VDQS, VQPRD, ainsi que les Cognacs et Armagnacs, plus d’un million trois cent mille hectares. Toujours selon l’INAO, 28 000 hectares de vignes y sont cultivés en bio. ( donc à peine plus de 2 %).

    Et c’est non sans rappeler que la mention bio ne touche qu’à la culture.
    Une fois au chai, le vinificateur à tout le loisir d’utiliser quelque produit et/ou technique que ce soit.

    Vous dites; ‘la tendance est à l’utilisation minimale de produits de synthèse’.

    Oui, la proportion de vignerons travaillant de façon ‘raisonnée’ augmente. Mais cela demeure marginal. Et beaucoup d’entre eux n’ont même pas accès aux grands marchés, étant donné leur faible production, et leurs échecs en laboratoires, concernant la faible quantité de so2 contenus dans leurs vins.

    Nous ne nous trouvons pas sur les pages d’un grand quotidien, mais bien sur un blog promotionnel, j’en suis bien conscient. Mais, à mon avis, une certaine rigueur est de mise.

    Bien à vous

    Samuel Gendron

  2. @buvezentous dit le 4 Novembre 2011 à 12:24 pm

    Oui oui oui! Pour moi, les vins du Jura ont ceci d’unique : le terroir parle véritablement dans les vins. Ces fameuses marnes bleues qui accueillent également le savagnin, ah… décidément vous me donnez le goût d’un blanc du Jura et d’un plateau de fromages fins du Québec!

  3. Marc Chapleau dit le 4 Novembre 2011 à 12:52 pm

    Bonjour monsieur Gendron,

    Au contraire, j’ose croire que Frédéric a fait preuve d’une certaine rigueur en ne relayant pas tout simplement l’info véhiculée sur le site promotionnel des Tissot, et en faisant valoir que le recours prononcé aux produits chimiques, bien qu’encore observable, était de manière générale en déclin, l’agriculture dite raisonnée faisant de plus en plus son chemin.

    Cela dit, comme vous le soulignez, il y a encore largement place à l’amélioration, c’est certain.

    Cordialement,

    Marc Chapleau
    Rédacteur en chef
    Cellier

  4. SAQ dit le 4 Novembre 2011 à 12:58 pm

    @Samuel Gendron: D’emblée, il faut d’abord rappeler que le terme «alarmiste» apparaît dans une question ouverte. L’idée étant justement de stimuler la discussion autour de ces enjeux qui questionnent la viticulture actuelle.

    Si vous avez parcouru le site web du Domaine André et Mireille Tissot (cliquez sur le sous-titre pour vous y rendre directement), vous avez sans doute constaté que le propos n’est pas très nuancé.

    Je voulais simplement rappeler que même si peu de vignerons français travaillent en culture biologique (vous le mentionnez d’ailleurs, seulement 2%), il demeure que des efforts sont déployés et que, je vous cite: «la proportion de vignerons travaillant de façon raisonnée augmente». Il y a du positif!

    Je ne voulais pas que mon billet soit teinté de hargne envers les méchants industriels. J’essaie de demeurer le plus objectif possible.

    Ce billet est d’abord et avant tout un coup de coeur pour un vin dégusté et non une critique de la viticulture.

    Bref, il me fera plaisir de poursuivre cet échange si vous avez d’autres questions ou commentaires…

    Cordialement

    Frédéric Fortin

  5. SAQ dit le 4 Novembre 2011 à 1:07 pm

    @buvezentous: Puisque vous savez si bien le faire, avez-vous un accord vin et musique à nous proposer?

  6. Samuel Gendron dit le 4 Novembre 2011 à 1:51 pm

    @MM Chapleau et Fortin
    Merci pour vos réponses. Peut-être ai-je simplement mal saisi le ton de votre billet? Oui, le propos des Tissot peut sembler alarmiste…Mais avec raison, selon moi. J’étais simplement resté avec l’impression que ce n’était pas votre avis. Voila tout. Cela dit, ce domaine m’a toujours beaucoup plu, de par leurs vins et leur démarche…Alors bien évidemment, je mettrai la main sur quelques fioles! Au plaisir!

    Samuel Gendron

  7. Un vin maquillé, c’est quoi? | Blogue SAQ dit le 30 Octobre 2012 à 9:08 pm

    [...] Tissot nous donne un bel exemple de vin authentique. J’avais commenté le millésime précédent ici et je ne tarie pas moins d’éloge pour celui-ci… un chardonnay jurassien pur et [...]

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