En Première SAQ: les blogueurs se prononcent…

Publié par Frédéric Fortin le 14 Juin 2012

En ce 14 juin 2012, 13 nouveaux vins font leur apparition sur les tablettes de la SAQ par l’intermédiaire de l’arrivage En Première. Fidèle à notre habitude, nous avons voulu déguster les produits en avant-première et partager nos impressions. Mais, cette fois-ci, c’est en compagnie de quelques acolytes de la blogosphère vinicole que nous tentons l’expérience… De nouvelles voix s’ajoutent à la critique!

C’est donc au restaurant Le Quartier Général que Vincent Alary-Paquette de Bu du Québec, Adrien Rodriguez du blogue des Caves St-Jacques et Kler-Yann Bouteiller, sommelier émérite et formateur se sont joint à moi pour découvrir et commenter la sélection. Première constatation : lorsque que des passionnés de vin qui ne se connaissent que très peu – et surtout via les réseaux sociaux par surcroît – se réunissent à table et s’entourent de bonnes bouteilles, il faut prévoir plusieurs heures… parce que des blogueurs, ça jasent!

Groupe_En Première_Cellier_Vin

Dans le sens horaire, en partant de la gauche, vous apercevez Kler-Yann, moi-même, la sommelière Hélène Dion (elle était, par hasard, en dégustation à la table voisine), Vincent et finalement, Adrien, dans un de ses rares moments de silence...

À peine sommes-nous tous attablés qu’un léger problème se pointe : les blancs, qui sont pourtant passés de mon frigo, à la caisse dans la voiture, pour ensuite atterrir au resto tout juste une heure plus tard, sont chauds. Il faut dire que le mercure avait déjà atteint les 30° Celsius, et ce, même si les cloches de midi n’avaient toujours pas sonnées. Pas de soucis, on commencera exceptionnellement par les rouges. Pendant ce temps, les blancs prendront un bain de glace.

La dégustation se déroule selon les règles de l’art – le crachoir faisant office de centre de table –, mais dans un climat convivial et ouvert. Les commentaires se font à voix haute, on se relance, certaines bouteilles obtiennent une deuxième chance en carafe, les plats viennent se mêler à tout ce bataclan, des accords mets et vins sont expérimentés… tout ça pendant qu’en sourdine on entend les impressions d’Hélène Dion et Jessica Harnois qui dégustent, à la table d’à côté, les produits de La Chablisienne. Ce qui nous rappelle d’ailleurs que les vins blancs ont sans doute eu le temps de rafraîchir. C’est reparti!

Et finalement…

Quelques bouchées et discussions animées plus tard, café à la main, les quatre acolytes, tels de rationnels mousquetaires, se sont ralliés aux uns et l’autre au tous… ou quelque chose comme ça. En somme, nous avons ce qui ressemble à un consensus : quatre des vins dégustés obtiennent une mention spéciale.

Bisci 2010, verdicchio-di-matelica d.o.c.

Verdicchio di matelica_En Première SAQ_Cellier_vinReconnu pour donner des vins fins et tendus, le verdicchio ne fait pas exception avec cette cuvée 2010 en appellation verdicchio-di-matelica.

Même si Vincent s’est obstiné à l’appeler le verdicchio-di-metallica – en référence au groupe de musique heavy-metal – ce blanc de la maison Bisci n’a rien d’une tonne de brique.

Les commentaires les plus entendus à table concernaient sa buvabilité, sa vivacité ainsi que ses douces notes florales et ses arômes de fruits blancs.

Tonique et digeste, il pourrait bien être un allié essentiel lors des canicules estivales.

Arancinis_En Première SAQ_Cellier_Vin

De plus, Kler-Yann, avec son flair de sommelier, nous a fait remarqué la très agréable complémentarité du matelica avec les arancinis au chorizo de lapin que nous avions à table. Un accord exceptionnel!

 

Emiliana Coyam 2009

Coyam_Emiliana_Cellier_Vin

Coyam était le terme utilisé par les premiers habitants du centre et du sud du Chili pour désigner le chêne. De vieux chênes entourent le vignoble d’Emiliana.

«Tout ce que j’aime du Chili».
-Kler-Yann

 «L’exemple parfait de ce qu’un vin chilien peut et devrait être».
-Vincent

Que de superlatifs pour ce vin d’assemblage où la complémentarité est au rendez-vous…

La bouche est soyeuse. Le fruit, les épices et les notes de torréfaction s’équilibrent parfaitement. Les arômes végétaux (eucalyptus, poivrons, etc.) qu’on retrouvent parfois dans les vins du Chili sont tellement en arrière-plan qu’on ne les perçoit qu’à peine.

Belle réussite pour ce géant de l’agriculture biologique et biodynamique.

Sorano di Treiso Dolcetto d’Alba 2010, piemonte d.o.c.

Dolcetto d'alba_Giacosa_Cellier_vin

Bruno Giacosa est reconnu pour ses barolos et barbarescos d’une qualité irréprochable.

Quatre amateurs de vin piémontais se retrouvent face à une cuvée du célèbre Bruno Giacosa. On pourrait prédire la suite, non?

Nous nous sommes quand même pliés à l’exercice le plus impartialement possible, mais nous voilà tout de même face au fait accompli. C’est très, mais très bien fait!

«Gourmand» a été le qualificatif le plus souvent utilisé par mes comparses pour décrire ce dolcetto d’Alba. Une acidité rafraîchissante, des tannins délicats, des notes de griottes et de fleurs avec une pointe de poivre… gourmand, quoi!

tartare canard_En Première_Cellier_VinCraignant, au départ, que la viande de canard ne soit trop puissante et n’écrase le vin, je me suis tout de même risqué à goûter mon tartare (excellent soit dit en passant!) avec le sorano di treiso.

Vous savez quoi?

Oui, c’est ça… c’était moyen. Pas tant parce que le tartare dominait le vin, mais plutôt parce qu’on se trouvait sur deux trames aromatiques différentes.


Les Chanteaux Couly-Dutheil 2010, chinon a.o.c.

Couly-Dutheil_Chinon_Cellier_Vin

En voyant la bouteille, Adrien s’est exclamé : «Nous avons un candidat pour le championnat du monde de l’étiquette laide!». Bon, à vous de juger. P.-S. Ce concours n’existe pas évidemment.

À Chinon, c’est moins de 5% de la production qui est consacrée au vin blanc. Nous étions donc face à une rareté.

«Nous sommes sur la trame aromatique classique du chenin blanc : confiture de coing, miel, pomme à chevreuil, fruits d’automne…»
-Kler-yann

«J’aime beaucoup l’aromatique de ce chenin, mais surtout sa profondeur, sa présence…»
-Adrien

Ce chinon blanc de la maison Couly-Dutheil oscille entre une attaque franche et une finale plutôt grasse, entre la plénitude et l’amplitude, entre la fraîcheur et l’opulence. Un vin ambivalent qui pose des questions… Probablement parce qu’on connaît trop peu les chenins de Chinon.

Avec la cuvée Les Chanteaux, nous avons désormais une bonne raison de les découvrir.

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commentaires

  1. Claude Croteau dit le 15 Juin 2012 à 1:26 pm

    Plusieurs vins de ce nouvel arrivage ne sont pas distribués à Laval. Entre autres, les deux blancs recommandés ici. Il s’agit, je vous le rapelle, de la deuxième plus grande ville du Québec. Quelle est la logique derrière cette distribution farfelue?

  2. SAQ dit le 18 Juin 2012 à 11:17 am

    Bonjour M. Croteau,

    Dans le cas des opérations En Première, les produits sont librement commandés par les conseillers en vin. Ils ont le choix de rendre accessible les produits qu’ils désirent dans la Sélection. Toutefois, vous pouvez demander à votre conseiller en succursale de vous commander les produits voulus.

    Pour d’autres opérations, les arrivages Cellier par exemple, les caisses sont distribuées par parts de marché, donc Laval s’en trouve bien garnie en général.

    Merci de l’intérêt!
    N’hésitez pas si vous avez d’autres questions…

  3. Roch Beauparlant dit le 24 Janvier 2013 à 10:12 am

    Je remarque que vous avez dégusté la Bisci 36638 (sur 40 000), et moi la 36562. Il appert que nous étions à peu près côte-à-côte dans le chai, qui l’eût cru? ; )

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