
Il y a de ces jours où tout se goûte mal, où aucun vin ne semble bon. Habituellement, après avoir débouché quatre ou cinq bouteilles d’affilée et n’avoir rien retenu de valable, que je pourrais recommander, je prends une grande respiration et je range mon carnet de notes ainsi que le tire-bouchon. « Meilleure chance la prochaine fois », me dis-je alors à moi-même.
J’en déduis que c’est moi qui me trompe, que les vins ont sûrement des attraits, mais que je suis, comment dire, dans de mauvaises dispositions. Je ne suis pourtant pas enrhumé ni autrement perturbé; c’est seulement que le « contact » ne se fait pas, je ne « sens » pas le vin, il me semble fermé, il ne sent pas beaucoup et ne goûte pas grand-chose non plus.
Ce type d’épisode m’arrive à deux ou trois reprises chaque année, le plus récent étant la semaine dernière. Intrigué par ma mauvaise performance, la puce à l’oreille, j’étire le bras jusqu’à mon iPad seulement pour découvrir que nous étions, ce jour-là, un « jour racine », selon le calendrier lunaire de l’agriculture biodynamique… Autrement dit, pas un très bon jour pour travailler la vigne comme telle ni pour déguster du vin, prétendent certains. Chose sûre, j’apporte peut-être aujourd’hui un peu d’eau au moulin des partisans de cette théorie…
Par souci d’équité, je ne vous dis pas quelles bouteilles j’avais ouvertes : je veux donner la chance aux vins de se reprendre, quand je serai en forme. Ma contre-performance ne m’inquiète pas le moins du monde, cependant. Ça arrive dans les meilleures familles, et notamment aux autres critiques – on en parle parfois entre nous, de ces fameux jours «sans» où bizarrement pas grand-chose ne nous allume.
Et puis, c’est la preuve que même si on goûte comme des dieux (je blague), on est aussi très humains…






Alors la vraiment Chap, je ne te reconnais plus! Je t’aime de plus en plus, si cela est possible, mais vraiment ….JPL sorts de ce corp !!!
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