Jean-Michel Lapalu : un Bordelais à l’image de la modernité

Publié par SAQ le 25 Septembre 2015

Diplômé de la Faculté d’œnologie de Bordeaux, Jean-Michel Lapalu possède des domaines dans le Médoc et le Haut-Médoc, notamment les châteaux Patache d’Aux, Lacombe Noaillac et Leboscq, dont les vins sont présentement offerts dans plusieurs succursales de la SAQ. Depuis cette année, il est aussi le président des marques d’Antoine Moueix, une société qui a à cœur la démocratisation des vins de Bordeaux.

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Jean-Michel Lapalu a appris le métier auprès de son père, qui a fait l’acquisition en 1964 du Château Patache d’Aux. « J’avais la fibre terrienne, je savais que j’étais destiné à un avenir d’agriculteur. À la fin des années 70, je me suis lancé avec Lacombe Noaillac, le premier vin que j’ai élaboré, sur un terroir que je venais d’acquérir et qui avait un riche passé viticole. Mais comme la crise du phylloxéra a détruit les vignes, j’ai dû replanter le vignoble au complet. En 1983, j’ai obtenu mon premier millésime – un beau début et une belle année sur une terre qui avait rempli ses promesses! »

Quand le père de Jean-Michel prend sa retraite en 1992, le fils lui succède à la tête des Domaines Lapalu. Il fait l’acquisition de trois autres châteaux : Liversan et Fonpiqueyre en 1995, et Lieujean en 1999. Les domaines familiaux s’agrandissent, l’offre de produits aussi, mais le vigneron comprend vite que ses moyens de distribution pour l’exportation sont limités.

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Il fait alors équipe avec la compagnie Antoine Moueix Propriétés. En 2015, il est nommé président de ce groupe qui représente à lui seul 12 ou 13 labels de vins de châteaux. En même temps qu’il continue de s’occuper de ses propres marques, il a maintenant une offre qui dépasse la région du Médoc, proposant des vins de Saint-Émilion et d’autres bordeaux.

« Moueix assure une présence mondiale avec son réseau de ventes. C’est un atout majeur pour rejoindre un marché qui s’ouvre à la consommation de vins, l’Asie par exemple. Mais c’est aussi une société qui rejoint ma philosophie d’une démocratisation des vins de Bordeaux. On doit s’adapter aux besoins de notre clientèle : 80 % du marché, c’est du prêt à boire. On s’adresse aux gens qui ont découvert le vin et qui ont envie de goûter à de bonnes choses. Des vins qui sont faciles à apprécier, des vins de plaisir à prix abordable », affirme Lapalu.

Jean-Michel Lapalu tient à mentionner que certains de ses vins ont un potentiel de garde de 15 ans, comme le Château Patache d’Aux. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas être bus avant. « Nous proposons des vins qu’on a envie de partager en famille au repas du dimanche ou entre amis. »

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