Le pot aux roses

Publié par Marc Chapleau le 16 Mai 2012

Le rosé a longtemps été le mal-aimé du monde du vin. On le trouvait anodin, sans façon, tout juste bon pour les bords de piscines. Alors qu’aujourd’hui, il est sur de plus en plus de lèvres, un peu plus même et on parlerait de nouvelle mode. Le rosé, qu’on se le dise, est devenu tendance. Juste l’an passé, il s’en est vendu plus de 500 000 caisses au Québec, et les ventes ont augmenté (en dollars) de 7,7 % lors du dernier exercice financier de la SAQ.

Sélection de rosés Marc Chapleau

Tant mieux ! Car le bon vin rosé a maintenant sa place à table. Il a en effet l’avantage de faire le pont, d’être très polyvalent et de s’accommoder d’une multitude de plats et même de viandes, comme l’explique par exemple mon confrère Bill Zacharkiw, dans la dernière livraison de Cellier.

Avant de vous donner quelques recommandations d’achat, je tiens à vous prévenir de l’erreur que l’on commet souvent, avec les rosés, surtout les bons, tout à fait secs et vendus en gros au-dessus de la barre des 15 $ : on les sert trop froids. Alors qu’après seulement une petite heure et demie au frigo – pour une température de service avoisinant les 8 °C à 10 °C –, l’affaire est dans le sac.

Château La Lieue 2011 : Moi qui viens juste de laisser entendre que les bons rosés à moins de 15 $ sont rares… en voici un à 14,30 $ qui vient de Provence, qui est bio et que j’ai préféré à plusieurs autres lors d’une dégustation pour la presse récemment organisée par la SAQ. Ne vous laissez pas troubler par la robe, pas rosée du tout : on parle ici de couleur pelure d’oignon, et d’un nez discret, ça ne sent pas grand-chose. Mais à la bonne heure, puisque les saveurs s’avèrent étonnamment amples tout en faisant preuve d’une belle retenue, l’ensemble est même un brin minéral. Très bon!

Autre valeur sûre parmi les nouveaux arrivages du mois de mai, le Château Riotor 2011, d’appellation côtes-de-provence celui-là et plus cher, à 18 $. Couleur franchement rosée, saveurs relativement riches, un côté un peu capiteux (on sent l’alcool) bien qu’il titre 13,5 %, comme le précédent. J’oserais peut-être les côtelettes d’agneau avec celui-ci, surtout si le temps est chaud et humide.

Du côté des rosés en vente à l’année, disponibles en plus grande quantité, deux classiques, encore et toujours recommandables : l’espagnol Marqués de Cáceres 2011 et, moins corsé mais plus fin, le Pétale de Rose 2011.

Enfin, le rosé Détente 2011 du Domaine Les Brome, dans les Cantons de l’Est, m’a semblé très correct malgré la présence de sucre résiduel – le vin a d’ailleurs droit à une pastille « Fruité et doux ».

-
|

Laissez un commentaire


2 × = douze

© Tous droits réservés, SAQ 2012
Les prix indiqués dans les différents articles et vidéos sont sujets à changement sans préavis.