Impossible d’arpenter entièrement le site de la 19e édition du Mondial de la bière en si peu d’enjambées! Avec 637 bières provenant de 191 brasseries, 15 pavillons alimentaires, des démonstrations de brassage en direct et une panoplie d’ateliers et conférences, le plus grand festival de bière d’Amérique du nord relève plutôt de l’expédition pour l’amateur de bière – lequel est surnommé le Biertrotter par les organisateurs de l’événement.
Question de profiter pleinement de l’aventure, voici quelques suggestions pour optimiser le temps dont vous disposerez sur les lieux.
D’abord, faites vos devoirs! Ça peut sembler impertinent dans le cadre d’un évènement de nature festive, mais une bonne préparation pourrait vous éviter soucis et perte de temps sur place. En consultant le site du Mondial de la bière 2012, vous aurez accès à la liste des exposants, à la configuration des kiosques par l’intermédiaire du plan de salle et à la programmation des activités. En somme, tout le nécessaire pour élaborer un plan de match, un itinéraire… Question de ne pas faire les 100 pas et d’errer à tâtons.
Si l’idée d’un itinéraire défini vous semble absurde et que vous préférez une expérience en mode aléatoire, l’application mobile pour téléphone intelligent – une nouveauté de cette année – risque d’être votre plus fidèle allié. En plus de l’information citée ci-dessus, l’application permet de repérer les brasseries qui exposent, de noter les bières dégustées et de partager le tout sur les réseaux sociaux.
Manque d’inspiration pour choisir votre prochaine destination? Un top 50 des bières notées par les utilisateurs est accessible en temps réel. On surpasse de loin l’astrolabe!
Qu’en est-il de la dégustation? En sous-entendu, on doit ici entendre : «Comment s’y prendre pour déguster le plus de bière possible sans que l’expérience ne se termine sur une note chancelante?». Trois solutions : 1) Vous formez équipe avec quelques collègues avec qui vous partagez les 3 ou 4 onces du nectar houblonné à chaque dégustation. 2) Vous risquez le regard dubitatif des autres Biertrotters et vous apportez votre propre crachoir. 3) Vous combinez les deux premières solutions – option que j’ai moi-même adoptée.
Comme on le fait pour le vin, il est aussi plus qu’approprié de déterminer un ordre de dégustation qui contribuera à épargner le palais. À cet effet, il est impératif de conserver les bières noires et très alcoolisées pour la fin du parcours et de débuter plutôt avec les pilsners, de poursuivre avec les IPA et ainsi de suite.
Faits saillants…
Des quelques dizaines de bières dégustées, plusieurs méritent une mention. Néanmoins, deux d’entre elles me semblent clairement incontournables.
La pilsner de la brasserie californienne Lagunitas – on peut la goûter au Petit Pub Oktoberfest – donne vraiment le goût de l’été. Tout en légèreté et en fraîcheur, elle exhale des arômes de foin et de miel et présente une amertume franche, mais vraiment agréable. Idéale pour débuter le parcours, elle honore la pilsner de style tchèque.
Un peu plus affirmée, l’American Pale Ale de La Succursale, brasserie artisanale situé dans le quartier Rosemont à Montréal, est un exemple saisissant de l’expertise de nos brasseurs québécois. La Citra dévoile un nez complexe d’agrume, d’herbe fraîche avec des notes de résine de conifères, mais c’est en bouche que le plaisir se concrétise. On y perçoit une certaine vivacité, c’est vibrant même, et la plaisante amertume en finale – ça ressemble drôlement aux tannins du thé noir – est soutenu par des arômes d’herbe et de houblon frais en rétro olfaction.
Bon Mondial de la bière 2012 !
Et surtout, n’hésitez pas à venir partager, ci-dessous dans la section «commentaires», les tribulations de votre tour du monde brassicole…
P.-S. – Si vous ne pouvez participer à l’événement pour une raison ou une autre, vous pouvez toujours vous rabattre sur des bières disponibles en SAQ. Marc Chapleau a d’ailleurs déjà publié sur ce blogue plusieurs billets à saveur brassicole; une autre avenue pour de belles découvertes…






[...] profiter au maximum de votre expérience, il faut absolument jeter un œil à l’article de Frédéric Fortin, qui délaisse les grands vins pour les rafraîchissantes bulles d’une bonne Pilsner tchèque [...]