Après toutes ces années à vous raconter mes palpitantes aventures viticoles, ce n’est pas cette petite confidence qui va changer quoi que ce soit. Du moins, je l’espère…
C’est que, en effet, comme le titre le dit plus haut, je serais plutôt du genre mauvais client, dans un restaurant.
Pas que je bougonne ou que je fasse mon difficile. Genre : « Ces beaux gros verres, là, vous n’en auriez pas de plus petits… » ou « Oui, je sais, ce rouge sort du cellier mais dans dix ou quinze minutes il aura tiédi alors merci d’apporter tout de suite un seau à glace… »
Non, c’est juste qu’en bon amateur de vin qui n’est ni médecin ni joueur de hockey, je choisis à peu près toujours la bouteille la moins chère sur la carte ou sinon, je pige quasi systématiquement dans le quartile inférieur en matière de prix…
Le plat avant le verre
L’idée : je suis souvent simplement à la recherche d’un bon vin passe-partout et d’entrée de gamme afin de laisser le devant de la scène à la nourriture – laquelle, après tout, est la raison numéro un qui me fait choisir d’aller à tel ou tel restaurant.
Rien à faire donc avec une éventuelle radinerie. C’est juste que les plus grosses bouteilles, et cela même si le restaurant n’est pas trop gourmand, je préfère d’ordinaire me les offrir chez moi, bien entendu à moindre coût.
Si bien que je surprends parfois mes compagnons de table…
Comme la fin de semaine dernière, dans un restaurant italien, où j’ai commandé coup sur coup sans broncher le blanc (pour l’entrée) et le rouge (pour le risotto) les moins chers. Deux fois le même vin, qui plus est – la même marque, s’entend.
Un doublé sicilien
Il s’agissait d’abord du très correct blanc Corvo Duca di Salaparuta 2011, à 30 $ sur la carte de l’établissement en question.
Puis son petit frère – ou son grand frère, tout dépend sous quel angle on le voit –, le Corvo rouge, lequel est actuellement disponible dans le millésime 2010, pratiquement au même prix et presque aussi honnête que l’autre, sur le plan qualitatif.
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Savez-vous, j’écris ça et je me dis que dans le fond, à bien y penser, peut-être aussi que je suis un peu grippe-sou…






[...] Après toutes ces années à vous raconter mes palpitantes aventures viticoles, ce n’est pas cette petite confidence qui va changer quoi que ce soit. [...]
Je suis pareil comme vous sur ce point. Même en pigeant « dans le quartile inférieur » comme vous dites en matière de prix, ceux demandés dans les restaurants pour les vins demeurent, en moyenne, de deux à trois fois plus salés que ceux exigés par la SAQ pour une même bouteille.
L’ardeur de ma soif s’en trouve ainsi comme diminuée, refoidie, et mon réflexe naturel est alors de tenter d’épargner mon portefeuilles d’une trop abondante saignée!
Pas du tout, vous êtes très futé!
Pour ma part, je préfère fréquenter les restaurants du type “Apportez votre vin”. On en trouve maintenant dans différentes catégories de nourriture: française, italienne, asiatique, portugaise, etc.
Lorsque je me retrouve dans un restaurant avec une carte de vins; je choisis d’abord les vins (les meilleurs rapport qualité/prix) et je sélectionne ensuite les plats qui lui conviennent le mieux.
Et on surveille ensuite la température des bouteilles car elle est rarement idéale.