
Un chalet au bord d'un lac… mais ce n'est pas au Québec ni même ailleurs d'un océan à l'autre ou encore aux États-Unis. Nous sommes ici en Finlande, un pays que les Français, vient-on de m'apprendre, surnomment « Le petit Canada ». Mais là comme ailleurs, la table, les chaises et le parasol invitent aux agapes et au vin qu'on sirote en rêvassant...
Juillet et août : à la fois les plus beaux mois et les pires, pour l’amateur de vin. Primo, oui, on est bien content de les voir arriver, puisque la majorité d’entre nous allons prendre nos vacances d’ici septembre. Mais, deuzio, avec la chaleur et l’humidité qui peut nous tomber dessus à tout moment à partir de maintenant, pas toujours évident d’arrêter ses choix de vins pour les repas…
L’équation est plutôt simple : le vin rouge a la cote et même si le blanc est en train de faire une remontée dans l’estime générale, c’est encore le rouge qui tient la plus grande place dans nos celliers. Or la plupart des grands vins, sauf peut-être les bourgognes, sont sinon relativement tanniques du moins assez alcoolisés. Rien qui rime vraiment avec « désaltérant »…
La solution ? Souhaiter secrètement que le temps se dégrade un chouïa – désolé, je passe présentement quelques jours en France et leur argot ainsi que leur sympathique accent déteignent sur moi –, et que viennent les soirées estivales un peu fraîches pour ouvrir ces gros canons qui nous font d’autant envie que hé ! on est en congé, on a le temps de les apprécier et si jamais on abuse des bonnes choses, on aura ensuite le temps de récupérer…
En attendant ces jours bénis où le ciel est gris et le fond de l’air est frais – excusez l’hérésie ! –, je risque fort, pour ma part, de me tourner à chaque fois vers des pinots noirs, dès qu’il s’agira de boire léger et sans se tracasser. Surtout qu’à table, avec à peu près toutes les grillades, sandwichs, en-cas et autres bouchées de style tapas, ce type de rouge passe en règle générale très bien. Le rosé convient aussi d’ailleurs, et même encore mieux. On trouvera des suggestions ici et ici.
Par ordre décroissant de prix, voici quelques pinots recommandables et tous assez largement disponibles. Bonnes vacances, en passant, à tous ceux et celles qui ont la chance d’en profiter ces temps-ci. Ça devra attendre encore un peu, en ce qui me concerne…
Le Pinot noir La Crema Russian River Valley 2010, à 41,75 $. Ou son petit frère, Pinot noir La Crema Sonoma Coast 2010, à 29,80 $.
En Bourgogne, le Bourgogne Pinot noir Domaine des Perdrix 2009, à 26,10 $.
Autre bon achat, et on retourne en Californie, le Pinot noir Carneros Schug 2009, à 25,30 $.
Enfin, moins cher encore et de Nouvelle-Zélande, le Pinot noir Sherwood Estate 2011, à 19,60 $.





