Les critiques ne sont pas des robots

Publié par Marc Chapleau le 7 Décembre 2012

Avant d’entrer dans le vif du sujet, une chaude recommandation :

Un très bon rouge toscan que ce Do ut des 2008, vendu 34,25 $. À noter qu’il est peu à peu remplacé par le 2009, sur les tablettes de la SAQ. En principe, et quoique l’année plus chaude l’aura peut-être privé d’une partie de son acidité, ce 2009 devrait être aussi recommandable même si oui, bien sûr, il faudrait que je regoûte pour m’en assurer. Dur métier…

Bon. Les critiques et les robots, maintenant. Je ne vais pas pour autant faire ici une dissertation. Juste indiquer que les résultats issus des dégustations-marathons comme les chroniqueurs en font assez souvent, eh bien… il faut les prendre avec des pincettes.

Ainsi, récemment, nous avons eu droit à un méga-événement où près de 85 vins mousseux ont été présentés. Nous les avons goûtés à la queue leu leu. Et même si on a fait une pause à mi-parcours – un dîner, en fait –, bien malins les snoreaux qui sont arrivés à juger les derniers vins dans les règles de l’art…

Maximum 30 vins

Pour avoir participé à un nombre incalculable de grosses dégustations ces 25 dernières années, et pour organiser depuis assez longtemps déjà les matchs comparatifs Cellier ainsi que les bancs d’essai du magazine Protégez-Vous, vous me permettrez de parler pour ainsi dire ex cathedra…

Mon point de vue, c’est qu’au-delà de 30 vins, notre ticket n’est que rarement valable, dirai-je en paraphrasant l’écrivain français Romain Gary.

On goûte encore passé ce seuil, c’est vrai, une perle surgit-elle soudain ou un mauvais vin qu’on s’en apercevra, peut-être. Mais le danger demeure grand de rater la cible et d’encenser – ou de dénigrer – un vin pour rien.

Là comme ailleurs, bref, il faut apprendre à se modérer !

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commentaires

  1. Marc André Gagnon dit le 10 Décembre 2012 à 2:51 pm

    Parfaitement d’accord et même plus!
    Même 30, c’est trop, même 20?
    En fait, ce n’est pas seulement la grande quantité de vins jugés, mais aussi la petite quantité de chacun.
    Peut-on vraiment juger un vin en une gorgée?

    Je constate souvent que la dernière gorgée ne goûte pas comme la première. Dix minutes plus tard, ça change encore. Un peu plus chaud, un peu plus froid, un peu d’air et tout change encore.

    Le deuxième verre, avec le repas, le lendemain…

    Alors, le mieux est de ne juger que quelques vins à la fois, avec plusieurs gorgées et de les regoûter en mangeant. Et quelques fois aussi le lendemain en les comparant encore à d’autres vins.

  2. Marc Chapleau dit le 10 Décembre 2012 à 3:27 pm

    À Marc André Gagnon :
    Voilà qui me semble effectivement bien sage. Cela dit, il arrive quand même, pour diverses raisons, que l’on doive goûter plusieurs vins d’affilée et dans un cadre plutôt technique, voire clinique. Je crois qu’on peut quand même alors arriver à bien circonscrire le vin. À condition de se limiter par contre quant au nombre total d’échantillons, on n’en sort pas !

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