Menteur !

Publié par Marc Chapleau le 14 Mars 2012

N’ayez crainte, c’est de moi qu’il est question, c’est moi le menteur…

Explication : dans le dernier édito du magazine Cellier, je prenais la résolution d’attendre, désormais, avant d’ouvrir mes grands vins. De ne pas les déboucher trop vite sous le prétexte parfois hasardeux qu’il vaut toujours mieux boire un vin trop tôt que trop tard.

Je prenais tout de même la peine de préciser que j’allais quand même, de temps à autre, déroger à ma promesse et ouvrir de-ci de-là des bouteilles, juste pour voir…

Sauf qu’il n’a pas fallu un mois pour que je reprenne mes vieilles habitudes – au grand dam de mon plus jeune fils, qui secouait la tête samedi dernier, déçu par la tiédeur de mon engagement.

J’ai donc ouvert en fin de semaine un Lynch-Bages 2005, grand cru classé de Pauillac, dans le Bordelais. Prévenant, pas tout à fait tête folle quand même, j’ai débouché la bouteille trois heures à l’avance. Je verse, je goûte, je fais un peu de bruit avec la bouche (je suis un expert, n’est-ce pas), mais je ne recrache pas (à ce prix-là !). Verdict ? Fermé en titi. Ne sent ni ne goûte presque rien. Et ce n’est pas moi cette fois qui suis en cause, mes facultés qui seraient affaiblies, vu que le saint-émilion Beau-Séjour Bécot 2008 que je venais d’ouvrir juste avant, quoique très jeune encore, se goûtait, lui, beaucoup mieux.

Trois heures de carafe plus tard, le Lynch-Bages est toujours aussi muet. Misère ! Pourtant, les bordeaux 2005 moins prestigieux, Château Belgrave notamment, ont commencé à s’ouvrir voilà déjà plusieurs mois.

Je me console en me disant que ma mésaventure incitera peut-être les amateurs à attendre encore – un bon deux ans, à vue de nez – avant d’ouvrir, eux aussi, les grands bordeaux 2005 qu’ils ont dans leur cellier.

La nouvelle Australie ?

Sans aller jusqu’à dire que ce vin préfigure à lui seul le renouveau qui souffle sur ce vaste pays viticole, l’australien Redstone Shiraz 2009 Coriole, quoi qu’il en soit, est à découvrir ! Généreux sans être trop « bonbon », assez corsé, pas trop capiteux, une certaine finesse même. Rien de complexe, mais un prix raisonnable (21,60 $) et un caractère éminemment digeste. À boire légèrement rafraîchi, après environ 45 minutes de séjour au frigo.

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