Nouvel arrivage Cellier : les bons achats

Publié par Marc Chapleau le 13 Septembre 2012
Chateau Pichon Longueville Baron-France-Cellier-vin

Le château Pichon-Longueville Baron, dont on trouve actuellement le millésime 2006 à la SAQ.

Chaque parution du magazine Cellier est assortie d’une offre de produits souvent nouveaux et à divers prix. L’arrivage qui est mis en vente aujourd’hui, 13 septembre, se distingue par la présence de plusieurs très bons bordeaux rouges du millésime 2009.

Voici, pour les avoir goûtés récemment avec mes collègues de la presse spécialisée, ceux que j’ai particulièrement aimés :

Château Teyssier, saint-émilion grand cru 2009, 28,95 $ – Pour l’heure plutôt boisé et tannique, mais le fruit est là derrière, on sent une certaine profondeur. Concentré sans être dénué de finesse. (*** ½)

Château Les Grands Chênes 2009, médoc, 32,50 $ – Encore plus monolithique que le précédent, mais le potentiel (2016-2018) est évident. Saveurs amples, bonne fraîcheur. (*** ½)

Château Maucaillou 2009, moulis-en-médoc, 35 $ – Moins corsé sans manquer d’autorité, tannins marqués, mais de qualité. Pratiquement à point. (***)

Clos Marsalette 2009, pessac-léognan, 36 $ – Très bon ! Le fruit d’emblée au nez puis une touche torréfiée, bouche à l’avenant, boisé racoleur, mais bonne acidité et belle concentration. À attendre idéalement encore un an ou deux. (*** ½)

Château Chasse-Spleen 2009, moulis-en-médoc, 45,50 $ – Nez d’herbes amères rappelant le Brio italien, finesse en bouche, saveurs serrées, du tonus, du coffre. (*** ½)

Château de Pez 2009, saint-estèphe, 46 $ – Fraîcheur, élégance, belle assise tannique, équilibre. Un bordeaux exemplaire. (****)

Château Lynch-Moussas 2009, pauillac, 50,75 $ – Notes plus évoluées au nez, ampleur et profondeur par ailleurs, persistance notable même si plutôt léger pour un pauillac. (****)

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Ailleurs sur la planète vin

Il n’y a cependant pas que du bordeaux, dans cet arrivage Cellier. Parmi les autres vins relâchés pour l’occasion, je retiens, en blanc, le Grüner Veltliner Heiligenstein 2011 d’Autriche, à 23,45 $. Évoque le riesling avec une légère pointe de sucre résiduel ; l’ensemble demeure nerveux et rafraîchissant. (*** ½)

Enfin, mais ceux-ci ne seront finalement mis en vente que dans deux semaines, le 27 septembre, j’ai bien aimé, de Toscane, le Terra di Monteverro 2008 (47 $). Un rouge qui rappelle pour sa part l’amarone tant il est riche et corsé, un brin sucré aussi, en tout cas avec beaucoup de fruit mûr (****). D’Espagne maintenant, le priorat Mas Doix « Salanques » 2009 (42,75 $) plaira aux amateurs de vins costauds et gourmands tout en étant bien structurés (*** ½).

Puis, du Portugal, le douro Touriga Nacional 2008 (49,25 $) de Quinta do Noval est une sorte de croisement entre l’italien et l’espagnol tout juste mentionnés. Passablement de bois, mais aussi une masse de fruit. Très bon. (*** ½)

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commentaires

  1. Suzanne Roy dit le 16 Septembre 2012 à 1:11 pm

    Le millésime 2006 d’un Pichon-Longueville Baron devrait devrait atteindre sa maturité quand si conservé dans de bonnes conditions ? J’ai lu 15 ans, ce qui donnerait 2021. Votre avis, svp. Merci !

  2. Suzanne Roy dit le 16 Septembre 2012 à 1:14 pm

    Un Vosne-Romanée Village 2009 Daniel Brion, sera prêt à boire en quelle année ?
    Difficile de trouver ces informations. Merci !

  3. Marc Chapleau dit le 16 Septembre 2012 à 4:25 pm

    Bonjour Mme Roy,

    Le Pichon-Baron 2006 devrait de fait atteindre sa maturité dans environ six à huit ans, soit vers 2018-2020. Après cela, dans de bonnes conditions, saines sans être nécessairement idéales (ça peut monter l’été à 20-22 degrés), il sera sur son plateau, comme on dit, et il se goûtera bien encore un autre cinq à sept ans, en gros. Cela dit, on peut aussi l’apprécier dès maintenant, alors qu’il ne s’est pas encore (sauf erreur) refermé. En effet, plusieurs bons bordeaux rouges vivent une période « ingrate » dans les 5 à 8 ans suivant le millésime, ils ne sentent ni ne goûtent alors souvent pas grand-chose.

    L’idéal, si vous en avez les moyens : en acheter trois ou quatre, en ouvrir une tout de suite pour le « situer » puis après aux trois ou quatre ans.

  4. Marc Chapleau dit le 16 Septembre 2012 à 4:30 pm

    Maintenant au sujet de votre Vosne « Villages » de Daniel Rion (et non Brion) : comme il s’agit d’un 2009, un millésime généreux, facile d’accès, on peut le goûter dès à présent. Sinon, encore une fois, s’en procurer quelques bouteilles et le suivre en en ouvrant une aux deux-trois ans. Tant qu’il aura du fruit, que sa couleur sera vibrante (sans trop de reflets orangés voire brunâtres) et que ses saveurs auront aussi le moindrement d’éclat, il sera encore en vie et donc bon à boire.

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