Arrivage «Pour la première fois à la SAQ» : les collaborateurs vs un amateur

Publié par Frédéric Fortin le 21 Novembre 2013

Dernièrement, en jasant avec des amis et connaissances amateurs de vin, j’ai réalisé que plusieurs d’entre eux se sentent intimidés – et ce, malgré leurs connaissances relativement élaborées. Plus particulièrement lorsqu’il s’agit de prendre la parole en personne ou sur les réseaux sociaux pour commenter un vin, s’exprimer sur la philosophie d’un domaine ou encore pour partager un accord exquis.

Pourtant, les plateformes d’échange que sont Facebook, Twitter et Instagram sont d’excellents vecteurs de communion autours d’une multitude de sujets.

Le monde du vin serait-il un milieu hermétique ?

Je ne le crois pas. C’est pourquoi j’ai invité Simon-Xavier Lefebvre à se joindre à Adrien (sommelier professionnel et gestionnaire de communauté pour Cellier) et moi pour une dégustation des produits de l’arrivage du 21 novembre 2013.

Bien qu’il se prétende néophyte, mon ami et compagnon de trio au hockey possède bien plus que les notions de base. De plus, il détient aussi cette qualité primordiale pour devenir un érudit : une curiosité insatiable.

Sachez que, malgré ce que laisse entendre le titre de ce billet, notre rendez-vous n’a rien d’un affrontement ; on ne se compare pas. Au contraire, l’idée est de démontrer à l’amateur que notre «terrain de jeu» est loin d’être cloisonné et n’a rien d’intimidant.

 Nos coups de coeur

En ce qui me concerne, j’ai eu, tout au long de la dégustation, l’impression que le premier vin goûté demeurerait mon favori quoi qu’il advienne tant je l’ai apprécié. Et, c’est ce qui c’est produit !

Le crémant-du-jura Brut Sauvage du domaine Baud possède tout ce que je recherche dans un mousseux. Il est doté d’une belle tension, les bulles sont fines et contribuent à sa texture crémeuse, sans oublier que le vin est bien vivant ; dans le sens qu’il déploie une belle énergie et que ses arômes changent, se complexifient avec l’aération.

Pomme verte et agrumes d’abord, pour ensuite passer par un registre plus floral et minéral et enfin sur des notes de noix et de pain grillé. Cette évolution est d’autant plus intéressante, considérant que les bulles persistent longuement dans le verre. C’est stupéfiant, après une heure, l’effervescence était toujours présente !

À 20,50$, ce crémant est une affaire en or, une alternative au champagne aucunement gênante. Sans contredit, l’un des meilleurs mousseux que j’aie eu la chance de déguster en 2013.

_______________

Adrien, qui a pourtant l’habitude de jeter son dévolu sur des vins plus légers et axés sur la fraîcheur et la buvabilité, se tourne cette fois – l’hiver arrive après tout – vers du plus costaud : le cahors 2009 du Château de Chambert.

«Un malbec qui a des allures de Nouveau Monde ; des arômes charmeurs de fruits confiturés au nez comme en bouche, de la rondeur et de la générosité. Cet habile assemblage de malbec et de merlot n’en reste pas moins européen, les tannins sont bien présents et taillés pour un repas gastronomique. Passez-le en carafe une heure ou deux pour l’inviter à votre table…»

_______________

Quant à Simon-Xavier, même si lui aussi a longtemps eu le cahors dans sa mire, il a finalement opté pour le Berretta Maremma Toscana 2010. Un vin solide aux tannins affirmés élaboré par Gino Berretta, un Italien ayant déjà évolué à titre de botteur pour les Alouettes de Montréal.

«Un vin qui signale sa présence avec assez de matière et de puissance pour s’adapter aux circonstances, pendant ou après le repas. La dégaine du Beretta ne laisse toutefois pas son taux d’alcool relativement élevé prendre le dessus, mais le marie aux saveurs et arômes de fruits rouges et d’épices qu’on visite à chaque gorgée. Beretta, une proposition qu’on ne peut pas refuser.»

________________

Au moment de la rédaction de ce billet, Simon-Xavier s’était finalement résolu à liker la page Cellier et tentera de participer à la discussion de temps à autre. Je peux donc considérer que ma mission est accomplie.

D’ailleurs, dès le début de l’année 2014, je tâcherai sans doute de réitérer l’expérience. Cette fois, avec des internautes actifs sur notre page Facebook ou avec qui on dialogue fréquemment sur Twitter et Instagram.

Manifestez-vous!

 

-
|

Laissez un commentaire


− trois = 1

© Tous droits réservés, SAQ 2012
Les prix indiqués dans les différents articles et vidéos sont sujets à changement sans préavis.