Pas de la petite bière!

Publié par Marc Chapleau le 27 Avril 2012

Cellier_bière_IPALes bières relativement houblonnées ont la cote, ces temps-ci. Leurs notes florales et leur amertume souvent notable séduisent de plus en plus les consommateurs.

Or à notre époque où l’Amérique du Nord au complet semble encore n’en avoir que pour la rondeur, le sucré et la facilité, il est réjouissant de constater que les gens risquent ainsi d’être de plus en plus exposés à des bières avec arrière-goût, et non le contraire. Avec un peu de chance, cette ouverture profitera au monde du vin : l’acidité et le caractère parfois tannique ou mordant de certains vins en arriveront peut-être eux aussi à moins déplaire, à la longue.

Présentement, sur le marché de la bière, on trouve de plus en plus d’India Pale Ale (IPA). Il s’agit en règle générale d’une ale plus costaude et surtout plus amère. La référence à l’Inde viendrait du fait qu’à l’origine, au XVIIIe siècle, l’IPA a été voulue légèrement plus alcoolisée et plus amère afin de mieux supporter le long voyage en bateau depuis l’Angleterre et via notamment le cap de Bonne-Espérance.

Le Québec des microbrasseries, lui aussi, vit une histoire d’amour avec ce type de bière – jusqu’aux Brasseurs du Nord qui devraient bientôt lancer une Boréale IPA en bouteilles. À ce propos, pour se convaincre de la vitalité du monde de la bière chez nous, il faut aller faire un tour dans un dépanneur spécialisé comme on en trouve aujourd’hui un peu partout. À Montréal par exemple, au Boni-Soir Peluso, angle Rachel et Iberville, ou à Longueuil, au Grand Duc, la variété de bières de microbrasseries offertes est remarquable. Et dans le lot évidemment beaucoup d’IPA, dont les très correctes L’Alchimiste (Joliette) et La Barberie (Québec).

À la SAQ également, on trouve certaines très bonnes bières bien relevées et houblonnées, à la fois goûteuses et rafraîchissantes. Deux suggestions : la Shipyard IPA (Maine) et la Fuller’s ESB Champion Ale (Angleterre). Cette dernière, surtout, se distingue par son caractère plus malté et sa couleur cuivrée, bien que l’empreinte du houblon se fasse agréablement sentir, tant au nez qu’en bouche.

Je me suis amusé à marier l’ESB à de l’esturgeon fumé et… ça ne marche pas du tout ! Je croyais l’accord possible, mais le (délicieux) goût du poisson écrase celui de la bière, rien à faire. Des suggestions ?

P.-S. – Pourquoi la Red Stripe jamaïcaine à l’arrière-plan sur la photo ? Parce que j’ai eu pour ainsi dire le malheur de la goûter côte à côte avec la Shipyard et l’ESB. Or plus désavantagée que ça… Pas mauvaise, la Red Stripe, mais à ne surtout pas comparer, comme je l’ai fait, à deux grosses pointures qui en mettent plein la bouche.

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commentaires

  1. Zeke dit le 28 Avril 2012 à 11:57 am

    Howdy!

    Some of the other addresses for a larger beer selection are:
    Epicerie Unique 4109 Boulevard St. Laurent
    Délires du terroir 6406, rue Saint-Hubert
    Metro Joannette 349 de l’Eglise
    Le Paradis de la Bière 151 Laurier O
    Veux-Tu Une Biere 372 rue Liege East

  2. Pascal dit le 29 Avril 2012 à 6:58 pm

    Que la SAQ considère la IPA de Shipyard comme étant un bon exemple d’une IPA américaine est d’un ridicule inoui…cette bière médiocre obtient un score général de 45% et de 12% pour le style sur ratebeer.com …

    Il y aurait littéralement des tonnes de meilleures IPA américaines que ce produit, notamment la IPA de Stone Brewing Co. ou Heady Topper d’Alchemist (ne pas confondre avec L’Alchimiste au Québec)…

    Le meilleur endroit pour se procurer des bières d’importation? Aux États-Unis, évidemment. Bien que la SAQ propose quelques bonne bières, la sélection y est ridiculement limitée. Pour quelle raison? La bière ne l’intéresse pas, car elle ne rapporte pas assez, tout simplement. D’ailleurs, elle ne se gênera pas du tout pour facturer des sommes astronomiques en frais d’importation privée, que ce soit pour une livraison ou aux douanes. Consultez des sites québécois d’importation privée de bière comme bièropholie ou quebecbiere et vous verrez rapidement qu’une caisse de 24 de bière belge, par exemple, peut vous coûter environ 100$. Incluant les frais de la SAQ bien sûr.

  3. Marc Chapleau dit le 3 Mai 2012 à 9:11 am

    À Pascal : d’abord désolé pour la réaction tardive. Maintenant, j’ai regoûté hier soir la Shipyard IPA et je l’ai bien aimée, peut-être pas l’exemple le plus limpide d’une IPA, en effet, mais jamais n’ai-je prétendu que c’était le cas. Pour le reste, je prends bonne note des autres bières que vous mentionnez, je ne manquerai pas de les essayer lorsque je descendrai aux États-Unis.

  4. VeZ dit le 29 Mai 2012 à 9:21 pm

    Je m’excuse Marc mais si tu as aimé la shipyard c’est que tu n’as jamais eu la chance de gouter une vraie IPA américaine.Comme le dit Pascal, la SAQ fait preuve d’un mépris et d’unmanque d’opportunisme flagrant. Nous avons au sud de notre beau pays, un nombre (plus de 4000) impressionnant de microbrasserie. J’ai eu la chance de boire des produits extra ordinaires comme la ruination, la nugget nectar, la hop stoopid et la merveilleuse 90 min IPA de dogfish head (pour en nommé que quelque une) et la Shipyard est pardonnex moi l’expression, un FAIL monumentale. C’est bien parce que les américains n’en veulent pas que cette bière ce retrouve ici…

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