Quelques bons achats à faire pour la fin de semaine. Il y a un peu de tout, vous verrez. D’abord du blanc en sec, en un peu sucré et en assez sucré. Puis deux rouges, l’un franchement léger et l’autre mi-corsé.
Le premier blanc (sec) est aussi, à 53,50 $, le plus cher, désolé. Mais il est bon en sapristi! Un attrayant côté agrumes au nez, du tonus en bouche, une empreinte boisée assez marquée mais pas gênante du tout, au contraire, le vin y gagne en complexité. Il reste peu, cela dit, de ce bordeaux Château Carbonnieux blanc 2008, d’appellation pessac-léognan. Mais à défaut, en 2008 toujours, il y a le Bouscaut à peu près au même prix et aussi, à seulement 25 $ et des poussières, le Château de Rochemorin; je ne les ai pas goûtés récemment ni l’un ni l’autre, mais ils sont d’ordinaire fiables.
En blanc légèrement sucré, le Pyrène Chambre d’amour 2010, à 16,65 $, a un nom à coucher dehors – enfin, j’entends par là que ça fait un peu, beaucoup… Saint-Valentin. Sauf que la chambre en question existe réellement, il s’agit en fait d’une grotte sur la côte aquitaine, pas très loin de Biarritz. Le vin, quant à lui, est friand et croquant, ça déborde de fruit et ne titre que 10 % d’alcool. À boire pour lui-même, à l’apéro, ou avec des sushis.
Le vin de dessert est le Uroulat Jurançon 2010, élaboré par le vigneron Charles Hours, dans le Pays basque. À 17,55 $ la demi-bouteille, voilà un très bon blanc doux plus léger qu’un sauternes, plus moelleux que liquoreux. Pour lui-même, celui-là aussi, ou avec un fromage comme l’Ossau-Iraty (brebis) ou un bleu, d’Auvergne par exemple – ou bien sûr du Québec, comme celui de l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac.
Du côté des rouges, maintenant, le Gamay Domaine de la Charmoise 2011, à 16,45 $, est le vin de soif par excellence! Peu alcoolisé (12 %), beaucoup de fruit, se laisse boire tout seul. Il a très bien paru avec du boudin noir grillé, et il accompagnera aussi bien le fast food en général, la pizza, les hamburgers, etc.
Plus corsé et en provenance de la Loire comme le précédent, le Bourgueil Domaine de la Butte Mi-Pente 2009, à 34,75 $, représente une belle expression du cabernet franc récolté à maturité. Sans goût de poivron vert, c’est dire, ou sinon à peine. L’ensemble est toutefois relativement fermé, on gagnera à le carafer deux bonnes heures à l’avance. Ou, sinon, à en prélever un verre en fin d’après-midi, vers les 17 heures, en prévision du poulet, du porc, du veau ou du lapin qu’on servira deux ou trois heures plus tard, au repas.





