Suggestions effervescentes

Publié par Frédéric Fortin le 27 Novembre 2013

Loin de moi l’idée d’arriver en grande pompe et d’affirmer haut et fort : «Le temps des fêtes est à nos portes, sortez le champagne!». À mon avis, les mousseux sont des vins au même titre que les tranquilles qu’on peut consommer à n’importe quelle occasion et qui, par ailleurs, se marient fort bien à plusieurs types de plats. Exit l’idée des bulles à l’apéro seulement.

D’ailleurs, la sommelière Véronique Rivest l’affirme sans hésitation : «Le champagne, ça va avec tout, sauf peut-être…».

Néanmoins, force est d’admettre qu’on boit plus de ces vins effervescents en période de réjouissances – certains sportifs victorieux s’en arrosent… ils n’ont rien compris ! – lorsqu’on se retrouve avec nos proches.

Trêve de mise en contexte, voici deux mousseux – un champagne et un cava ­– qui selon moi se démarquent dans l’arrivage du magazine Cellier mis en vente le 28 novembre 2013.

D’abord, un champagne blanc de blancs extra brut dont les vignes de chardonnay qui poussent sur un sol très pauvre – on le surnomme, à cet effet, le «Montrachet de la Champagne» – ont donné leur nom à cette succulente cuvée : Les vignes de Montgueux.

Des amandes, des notes de pâtisserie, des arômes fruités de poire, d’abricot et de citron confit composent un nez profond et complexe. En bouche, la texture est crémeuse et soyeuse même si le vin est sec et doté d’une acidité rafraichissante. C’est un champagne séduisant et sérieux à la fois, une belle réussite de Jacques Lassaigne.

Crustacés, bouchées de poisson en tempura, foie gras au torchon… les possibilités d’accords affluent. Quoi qu’après un premier verre, vous serez sans doute «d’accord» pour refaire le plein, même si les hors-d’œuvre ne sont pas à votre portée.

Poursuivons avec un cava, une révélation devrais-je dire. Si vous êtes de ceux qui croient que l’Espagne fait des mousseux bon marché et de qualité moyenne, ce Recaredo Gran Reserva 2007 prouvera que vous avez tort. En ce qui concerne l’aspect qualitatif, du moins.

Bien qu’il soit élaboré à partir de xarel-lo, de macabeu et parellada – comme la plupart des cavas d’ailleurs –, ce brut nature millésimé partage certaines de ses caractéristiques avec le riesling : un nez axé sur les arômes de pomme et de lime, une minéralité qui se manifeste par des arômes légèrement pétrolés ainsi qu’une acidité structurante et tonifiante.

La finale, très longue, rappelle les arômes perçus à l’olfaction et se termine sur d’agréables notes amères, semblables à celles qu’on retrouve dans certains finos. Les jambons séchés (proscuitto, serrano, etc.), les noix et autres bouchées salées ou légumes en saumure seront de mises.

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Confidence : comme je le faisais plus jeune avec mes Rice Krispies, il m’arrive souvent d’écouter le pétillement dans mon verre de mousseux. Suis-je le seul ?

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