Petit Fumé 2011, de Michel Redde & Fils, à 19,10 $ (**1/2) : un vin blanc de la Loire à base de sauvignon, à l’acidité assez marquée et aux arômes évoquant le pamplemousse. Cela rappelle un peu le sauvignon néo-zélandais Kim Crawford, en moins exubérant et un peu plus sec. On pourrait prendre ce Petit Fumé à l’apéro, pour lui-même, ou avec une entrée comme un carpaccio de poisson à base de fromage de chèvre.
Le Volte Ornellaia 2010, à 30 $ (***) : un rouge élaboré à partir de raisins achetés par les bons soins de la Tenuta dell’Ornellaia, prestigieuse maison toscane. Assez corsé et assez boisé (ça sent le café fraîchement torréfié), relativement tannique aussi, mais tout ça avec une saine acidité et passablement de fruit. L’ensemble demeure donc d’une belle fraîcheur, ça se boit très bien – surtout accompagné d’une viande rouge. On gagnerait aussi à en mettre au cellier durant quelques années ; le vin devrait tenir la route jusqu’en 2016-2018.
Mouton Cadet 2005, un simple bordeaux tout court, depuis longtemps disparu du marché. Ne le cherchez pas. Si j’en parle, c’est que j’ai goûté hier une bouteille de ce 2005 qui traînait dans un coin de ma cave, en me disant tiens ! voilà l’occasion de voir si, dans les grands millésimes, les tout petits vins comme celui-là – il vaut une quinzaine de dollars – peuvent nous surprendre après quelques années. Résultat : eh bien non, le pauvre avait passé l’arme à gauche, pas de fruit, sa couleur tirant sur l’orangé foncé…
Ce qui concorde d’ailleurs avec ce qu’en disait le site SAQ.com, qui conseillait voilà quelques années de ne pas le stocker trop longtemps :

Cela dit, le Mouton Cadet 2010 qu’on trouve aujourd’hui en succursale est sûrement très honnête, si on se fie au Réserve Saint-Émilion 2010 de la même marque, dont j’ai parlé récemment. Dès que j’en ai l’occasion, je l’essaie ; si vous y goûtez de votre côté, confiez-nous vos impressions.
Santé, Québec !
C’est la Saint-Jean en fin de semaine. On va la fêter de mille et une façons, dans la foule, en famille ou avec des amis, et avec toutes sortes de bières, de vins et d’alcools. Pour rester dans la veine québécoise et proposer une boisson rassembleuse, à même de plaire à peu près à tout le monde, essayez La Marquise de l’Orpailleur, un très bon vin apéritif fortifié (***), aux notes d’agrumes, d’amande et de vanille, à siroter en regardant un feu d’artifice ou en s’activant autour du barbecue. On pourrait aussi, et c’est d’ailleurs ce que suggère le domaine de Dunham lui-même, le prendre avec un dessert aux accents chocolatés.
Sur la route
Tandis qu’on y est, la fin de semaine prochaine, celle de la Confédération, c’est portes ouvertes dans plusieurs vignobles de Brome-Missisquoi – à Dunham, Brigham, Farnham, Saint-Armand, Sutton et Stanbridge-East. Une belle occasion d’admirer les paysages de la région et de sympathiser avec ses vignerons.





