Un madère, trois portos

Publié par Marc Chapleau le 14 Novembre 2012
Ville d'Oporto_Cellier_Vin_Porto

Depuis la ville d'Oporto, à quelques encablures, juste de l'autre côté du fleuve Douro, la vue qu'on a sur Vila Nova de Gaia et ses « lodges », vastes chais où vieillissent encore la majorité des portos.

Ce doit être le climat qui rafraîchit et les journées qui raccourcissent. L’envie d’un peu plus de chaleur et de douceur dans mon verre. Toujours est-il que je viens, après plusieurs mois, de renouer avec des vins fortifiés portugais.

C’est en fait à la Grande Dégustation de Montréal, qui s’est terminée dimanche dernier, que j’ai redécouvert (pour ainsi dire) un madère et trois portos.

Beaucoup de plaisir, donc, à retremper mes lèvres dans le Leacock’s Sercial 5 ans d’âge, à 26,95 $. Un madère « sec », en principe, mais qui contient tout de même environ 45 g de sucres résiduels ; et c’est tant mieux, parce que l’acidité est par ailleurs élevée, cela arrondit suprêmement bien les angles. Fraîcheur et puissance dans ce 5 ans d’âge et un irrésistible goût noisetté. Le producteur, présent au salon, suggère de le prendre avec du foie gras poêlé, des fromages bleus ou un canard aux agrumes. On pourrait aussi le siroter pour lui-même, tranquillos, en pensant à tout et à rien…

Un tawny et deux vintages

Je dis « tawny » mais il s’agit à proprement parler d’un porto « colheita » – autrement dit, c’est un tawny, oui, mais issu d’une seule année (et non d’un assemblage de divers millésimes). Quoi qu’il en soit, le Dow’s colheita 1999, à 36,25 $, se compare avantageusement à la plupart des tawnys « 10 ans » qu’on peut par ailleurs trouver sur le marché. Puissant et un tantinet capiteux, et à boire légèrement rafraîchi – comme la grande majorité des vins, qu’ils soient ou non fortifiés.

Enfin, voici deux excellents portos vintages. D’abord le Cockburn’s vintage 2000, dont le prix a été réduit à 80,25 $, puis le Graham’s vintage 2003, celui-là à 96,50 $. L’un comme l’autre très savoureux et fins, avec de la profondeur également. La palme au 2003, bourré de fruit, et pour lequel je n’ai écrit qu’un seul mot, ce jour-là dans mon calepin : « Top ! »

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