Le langage du vin – Partie – 2

Publié par Simon Gaudreault le 7 Mai 2012

Dans cette deuxième partie du glossaire, abordons les termes reliés à la dégustation. Pas toujours simple d’exprimer clairement ce que l’on ressent en bouche, ou même de mettre le doigt sur cette odeur qui nous rappelle pourtant quelque chose… Le langage de la dégustation peut sembler relativement pointu, mais quelques termes, récurrents dans le monde du vin, vous permettront, entre autres, de mieux décrire au conseiller en succursale ou au serveur au restaurant le vin que vous cherchez.

 Frais, vif, vert

Ces qualificatifs se rapportent à l’acidité ! Et ils sont, ici, placés en ordre d’intensité. Un vin frais exprime une acidité agréable, rafraîchissante, et plus on avance, plus cette même acidité est présente. À vous de juger si cette caractéristique vous plaît ou non ! Ah ! et on dit d’un vin qui souffre d’un déficit d’acidité qu’il est mou

Mince, ample, rond, gras, onctueux

Concernent la texture du vin. Pour bien imager cette sensation, pensez à l’impression que vous laissent en bouche le lait écrémé, le 2 % M.G. et le 3,25 % M.G. Les textures de ces trois laits sont très différentes, et c’est le même principe avec le vin. Le lait écrémé a une texture plutôt mince, similaire à celle de l’eau, alors que la crème 10 % présente clairement une texture onctueuse, semblable à celle de certains vins de desserts très sucrés !

Complexe

On dit d’un vin qu’il est complexe lorsqu’il présente des odeurs variées et provenant de différentes familles d’arômes. On peut trouver dans les vins des notes de fruits (cerise, agrumes, pomme, etc.) ou d’épices (poivre, cannelle, vanille) bien sûr, mais aussi des notes végétales (poivron vert), florales (violette, pivoine), minérales (craie), animales (comme le cuir !) boisées, et des parfums qui appartiennent au domaine de la torréfaction, de la combustion. En gros, plus un vin cumule des parfums différents, plus il est complexe. Et c’est tant mieux, car il en aura ainsi beaucoup à nous raconter, rendant chaque inspiration propice à la découverte. Le contraire de complexe ? On dira alors que le vin est simple…

Sec, doux

En fait, ce sont deux opposés. On pense parfois qu’un vin sec est un vin corsé, alors qu’il s’agit en fait d’un vin dans lequel aucun sucre n’est perceptible, tout simplement. Et on peut avoir l’impression que doux et léger sont des synonymes, mais ce n’est pas le cas ! Les vins rouges sont donc presque toujours secs. Par contre, le porto par exemple, est doux ! Tout comme les vins blancs de la pastille « Fruité et doux », et les multiples vins de desserts offerts en succursale. En gros : pas de sucre = sec et présence de sucre = doux.

Court, long

Désignent tout simplement la persistance du vin en bouche. Certains vins dégagent des parfums agréables pendant un long moment. Les experts s’entendent généralement pour dire que cette caractéristique, tout comme la complexité, est à rechercher dans un vin…

Léger, corsé

Deux concepts peut-être plus difficiles à démêler, mais qui font état de l’impression d’ensemble que produit un vin. On pourrait dire, grosso modo, que les vins corsés ont une personnalité affirmée, du corps, de l’intensité et de la longueur. Les vins légers sont plus discrets, simples et laissent une impression moins durable, moins intense en bouche. Ils sont plus… légers quoi !

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commentaires

  1. Johanne vaillancourt dit le 8 Mai 2012 à 4:55 pm

    Merci, ces petits trucs mon aides a decotiquer les termes qu’ont entend

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