Lettre à une cuvée de femmes inspirantes

Publié par Marie-Hélène Boisvert le 8 Mars 2014

Chères sommelières,

L’apprentie sommelière que je suis tient à vous remercier d’avoir défriché les chemins de la sommellerie québécoise. Ce monde traditionnellement composé d’une majorité d’hommes devient, grâce à vous, une discipline dans laquelle des femmes s’illustrent mondialement. Fort heureuse que nous ne soyons plus au temps où les femmes ne pouvaient choisir le vin ni le servir ! L’époque où, dans les vignobles, on leur interdisait l’entrée dans les chais de peur qu’elles ne fassent tourner le vin. En 2014, on ne sourcille plus lorsqu’une femme s’inscrit en sommellerie ou à des concours internationaux. Et cela, c’est grâce à vous.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

Parlons-en des concours. J’étais gaga, tel un fan devant une star internationale, lorsque j’ai eu la chance de vous rencontrer, grande Véronique Rivest. Je vous remercie de rendre le vin accessible par votre façon fluide d’en parler de manière inclusive. Vous m’inspirez la rigueur, le sérieux, mais aussi l’humilité. J’admire le sang-froid et la confiance qu’il vous a fallu pour vous montrer devant des milliers d’experts venus observer vos dégustations à l’aveugle. J’ai suivi avec intérêt le séjour au Japon. C’est à cette rigueur que j’aspire.

Crédit photo: Elise Racine Photographe

De la rigueur à 22 ans, ça se peut! Et c’est à toi, Jessica Ouellet que je pense. Sommelière du réputé restaurant Auguste à Sherbrooke, tu as su faire ta place rapidement sur la scène québécoise. Boursière méritoire de l’ITHQ et possédant une expérience terrain dans des vignobles en Nouvelle-Zélande, en France, en Italie et en Allemagne, tout cela avant 25 ans! J’avoue que tu m’as séduite en avouant aimer les accords « funky », lors d’une entrevue avec mon collègue Frédéric Fortin. Dans la même entrevue, tu disais qu’«un bon vin… c’est un vin qui rend heureux !». Tu ne saurais mieux dire. C’est sans doute en lisant des entrevues comme la tienne que j’ai eu l’inspiration pour démarrer mon blogue. Je te remercie donc du vent frais que tu insuffles dans ce milieu. J’espère bien te rencontrer sous peu et surtout déguster les accords que tu as si bien choisis dans ton coin de paradis sherbrookois.

Photo courtoisie Vignoble Sainte-Pétronille

Et me voilà rendue à m’adresser à la dure à cuire, cette femme qui met la main à la pâte et crée de fabuleux produits québécois: Nathalie Lane. Nous nous sommes rencontrées au kiosque de votre vignoble, Sainte-Pétronille, lors du Salon des vins de Québec. Alors accompagnée du blogueur David Pelletier, j’avais été éblouie par la qualité de vos produits, mais également par le talent de vulgarisatrice qui se déployait devant moi.  Des femmes qui font du vin, au Québec, ça fait du bien. Vous avez su admirablement défricher la terre aride de l’ile pour en faire des produits dont nous pouvons être fiers.

Si je suis reconnaissante aujourd’hui, c’est qu’en cette Journée de la femme, je veux souligner le travail quotidien de cette impressionnante cuvée de femmes inspirantes. Alors que j’étudie le vin, votre rigueur, votre fougue et votre ténacité m’inspirent à devenir une sommelière accomplie. Tous les jours, vous abattez des murs qui servent à faire reconnaitre la place qui revient aux femmes dans le vin, et pour cette raison, je vous dis merci et vous lève mon verre!

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